Mairie de Caylus
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L’HISTOIRE


La première mention de l"Alleu de Lieuvron" se trouve dans le testament de Raymond Ier Comte de Rouergue, de Toulouse, et de Quercy en 961, qui le lègue au monastère de Saint Antonin.

Au Xe ou XIe siècle, une église fût construite par les Bénédictins de St Antonin, reconnue par le Pape Alexandre III en 1165. A cette époque elle était déjà un lieu de pèlerinage renommé.

En 1302, Livron fût rattaché à l’église St Jean Baptiste de Caylus. L’édifice qui était rectangulaire, fût alors agrandi et en partie restauré. Caylus et Livron, qui dépendirent quelque temps de Raymond VI de Toulouse, favorable à l’hérésie Albigeoise, subirent en 1311 et 1312 la répression de Simon de Monfort. L’église de Livron ne fût pas rasée mais souffrit de ces sévices.

Pendant la guerre de cent ans et l’occupation Anglaise, malgré l’anarchie et l’insécurité, Livron restera un lieu de pèlerinage fort célèbre. Le calme revint vers 1400 et jusqu’en 1471, les consuls de Caylus réalisèrent entre autres la voute actuelle, le chevet gothique et la décoration de l’ensemble de l’église.

Le pays connût alors la période douloureuse des guerres de religion (1559-1598). Le calvinisme s’implante fortement à Montauban et dans plusieurs villes dont St Antonin. En 1562 le capitaine protestant Duras donne l’assaut à Caylus. La ville, l’église St Jean Baptiste et Notre Dame de Livron sont pillées et saccagées. La statue de Notre Dame de Livron est brûlée.

En 1622, durant le siège de St Antonin, Louis XIII séjourna à Caylus et vint en pèlerinage à Livron.

Pendant la révolution tous les biens de la fondation de Notre Dame de Livron furent vendus ainsi que le mobilier. L’église seule fût conservée. En 1846 le Père Palau carme Espagnol, venu près de Livron pour y vivre en ermite, acheta quelques terres autour du sanctuaire et construisit un ermitage. Après la révolution, Notre Dame de Livron retrouva sa vocation de lieu de pèlerinage, qu’elle n’avait en fait jamais perdue.

L’ ÉGLISE NOTRE DAME : L’ EXTÉRIEUR


L’esplanade avec ses grands platanes était autrefois le cimetière au milieu duquel trônait la croix en pierre, aujourd’hui à droite de l’esplanade.
Adossé au presbytère, l’autel extérieur fût consacré le 4 Juin 1978 pour la célébration du centenaire du couronnement de Notre Dame de Livron.

A droite une grande croix marque le départ d’un chemin de croix dont les 14 chapelles se succèdent à flanc de coteau. Dans la montagne, au dessus de l’église, se trouve l’ermitage que le Père Palau fit construire en 1847 pour y loger les gardiennes du sanctuaire. Au dessus s’ouvre une grotte où vécut le Père Palau entre 1846 et 1851.

L’ ÉGLISE NOTRE DAME: L’ INTÉRIEUR


On entre dans l’église par deux portails situés sous une galerie à cinq arcades qui longe l’église. Elle est dallée avec les vestiges de pierres tombales. Le portail de gauche, du XVe siècle, est fermé par une porte en bois sculpté datée de 1677, avec à gauche un bénitier à godrons de 1738. Le portail de droite donne dans la chapelle basse au fond de la nef.

L’église actuelle est dans son ensemble du XIVe siècle. A l’entrée, à droite, on remarque un écusson de pierre du XVIIe siècle portant les armoiries des familles de Marsa, Lagardelle et Latour-Mouloyre, et en dessous, un petit bénitier du XVIe siècle.

A gauche de la porte, un autre bénitier porte sur son galle gothique, l’inscription en vieux Français "L’an du seigneur 1302, Guillaume de Milhars, fit faire cette chapelle, en l’honneur de Dieu et de Notre Dame Sainte Marie. AMEN"

En face de la porte, un vitrail moderne retrace l’histoire de Livron. La voûte gothique, aux clés ouvragées, coiffe les quatre travées de la nef. La chapelle de droite est consacrée à Ste Marie Madeleine, celle de gauche au bienheureux Père Palau.

Le chevet pentagonal fût érigé en 1471 et son style soigné et fleuri contraste avec l’austérité de la nef. Les vitraux du XIXe siècle retracent des scènes de la vie de la Vierge Marie.

La statue de Notre Dame de Livron, en bois dur, du XVIIe siècle est de provenance inconnue. Parée de riches costumes, elle remplace la statue primitive, brûlée en 1562.

La nef se prolonge par une chapelle basse, qui est probablement ce qui reste de la première église de Livron. Elle est surmontée d’une tribune et flanquée de deux chapelles latérales de plan carré. Au dessus de la chapelle s’élève un clocher-mur, ajouré de trois arcades.