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Le camp militaire

 

 

HISTORIQUE DU CAMP MILITAIRE DE CAYLUS

En 1884, le projet de création d'un champ de tir dans le quadrilatère SAINT-PROJET, MOUILLAC, VAYLATS, SAILLAC est arrêté. Les travaux des commissions, les reconnaissances, les pourparlers avec les représentants des communes, les propriétaires des terrains et l'administration des ponts et chaussées, aboutissent en 1886 à l'élaboration du champ de tir dont l'acceptation, le 12 avril 1886, peut être considérée comme l'acte de naissance du CAMP DE CAYLUS.

A cette époque, les troupes de passage logeaient chez l'habitant. La vente des produits fermiers aux soldats de passage ainsi que le ramassage sur les champs de tir, des balles de cuivre étaient un apport financier appréciable. Pour amoindrir les impôts, les agriculteurs pouvaient effectuer des travaux d'entretien sur les champs de tir.

 

De 1917 à 1938 :

Les premiers achats de terrain furent effectués durant la Grande Guerre en 1917 et donnèrent naissance au camp de LIVRON.

Par la suite, une deuxième vague d'achats aboutit à la création, en 1932, du camp des Espagots. Le premier permanent du camp (un sous-officier de l'arme du GENIE) y est affecté.

A cette même époque fut construite la tour « la BOULE ROUGE » à la côte 391 : une heure avant le début des tirs, une sphère rouge (illuminée la nuit) était hissée au sommet de la tour. Visible de toutes parts, elle avertissait la population de l'imminence des tirs.

Symboliquement, une boule rouge phosphorescente a été mise en place au sommer de la tour en 1932. Elle dominait le camp et pouvait être aperçue par beau temps à 5 lieues à la ronde.

En 1937, commencèrent les travaux d'un ordinaire et de quelques baraquements de stationnement pour les troupes de passage au camp des ESPAGOTS, ainsi que d'une infirmerie au camp de LIVRON.


De 1939 à 1945 :

En cette période de crise, les peuples traqués et meurtris d'Europe marquèrent leur passage sur le Camp de Caylus.

Les premiers furent les Espagnols à partir de 1938. Fuyant la guerre civile qui ravageait leur pays, ils exécutèrent sur le camp de nombreux travaux de voierie dont la « piste blanche » qui relie la croix de Manuel AZEVEDO au carrefour de FONTENAILLES.

Puis vinrent en 1940 et 1941 les Polonais, ainsi qu'en 1945 les Ukrainiens stationnés à LIVRON avec femmes et enfants et enfin quelques Indochinois.

Entre-temps, l'armée Allemande stationna sur le camp en 1943. Instauration du couvre-feu et réquisitions furent les premières mesures subies par la population. Les Alliés ayant débarqué, cette division « SS » allait regagner le nord en semant la terreur : la croix blanche où est tué Manuel AZEVEDO sur le bord de la route n'en est que la première étape…

En résistance à l'occupant, deux maquis furent créés aux alentours du camp :

- celui du Capitaine PHILIPPE aux environs de la ferme de la BOUSSIERE,

- celui du Commandant THEOPHILE à PECH SEC. Pendant cette période, se situe l'action héroïque du Commandant NORMAND, commandant le camp en 1942, qui fit dissimuler 35 tonnes de matériel de guerre dans les phosphatières du Causse. Dénoncé, il sera arrêté et déporté au camp de BUCHENWALD où il meurt le 15 novembre 1943.

En 1945, le camp LIVRON prend la dénomination de « CAMP LCL NORMAND » en souvenir de la conduite exemplaire de cet officier.


De 1946 à nous jours :

Aux achats de 1932, donnant au camp une superficie de 3.000 hectares, viennent s'ajouter ceux de 1967 et 1968. La superficie passe à 5.000 hectares dont 4.000 dans le Tarn & Garonne et 1.500 dans le Lot.

En 1962, le camp est classé « national » et en juillet, la 38e Compagnie de camp est créée. De 1963 à 1967, des bâtiments en dur sont construits pour abriter la Compagnie de Camp et les troupes en manœuvre. Le camp absorbe alors les fermes de GABACH, MONDOUNET, RIGAL-BOISSIERES, PECAM, JEAN COUZI, RASTIBEL, LE BOUT DU BOIS, LA CROUZETTE, MAS GARDOU et les AUBRELONGS. La plupart de ces fermes ont été restaurées et entretenues pour abriter les unités en manœuvre.

Actuellement, le camp est occupé par plusieurs entités :

- le 17e Régiment du Génie Parachutiste / Groupement de Camp de CAYLUS qui avec ses 70 permanents accueillent environ 400 passagers par jour en moyenne pour l'entraînement des forces,

- le Centre de Formation Initiale Militaire qui, avec 50 permanents, assure la formation initiale militaire de tous les jeunes engagés de la 11e Brigade parachutiste,

- l'antenne du Groupement de Soutien de la Base de Défense de Montauban qui assure, avec ses 55 permanents, le soutien de l'ensemble du site,

- le Centre Médical des Armées / antenne de CAYLUS, avec ses 12 permanents, assure le soutien médical du site et des activités spécifiques qui s'y déroulent,

- enfin, les 3 membres du service infrastructure de la défense assurent l'entretien immobilier de l'ensemble des installations du camp.